Lors de la soirée "Le mercure, histoire d'un allié devenu ennemi : de l'avancée technologique à la pollution diffuse" qui a eu lieu le 14 février 2018, une expérience a été proposée aux participants: lier leur consommation de produits de la mer, et la mesure un mercure retrouvée dans leurs cheveux. Les résultats sont édifiants!

Lors de cette soirée, Joël Knoery, chercheur à l'IFREMER, a exploré le monde du mercure à travers son histoire et son impact sur l’environnement. Il a présenté tour à tour l'histoire des utilisations de cet élément, les technologies qu’il rend possibles, et les risques associés à son omniprésence dans l’environnement. En effet, aujourd’hui, ce métal est surtout identifié pour sa toxicité.

Des études scientifiques récentes ont pu montrer que la surexposition moyenne des femmes enceintes françaises au mercure était en légère baisse, mais toujours plus importante que dans les pays européens consommant moins de produits de la mer.
Joël Knoery a alors proposé au public de participer à une expérience: corréler leur consommation de poissons, et la mesure un mercure retrouvée dans leurs cheveux. 
Les volontaires étaient invités à indiquer, de manière anonyme, leur fréquence de consommation de poissons: moins de 3 fois par mois, environ 4 fois par mois, ou plus de 5 fois par mois. Des mèches de cheveux leur étaient ensuite prélevées pour y analyser la teneur en mercure. (IMPORTANT: il s'agit d'une expérience participative, basée sur les déclarations des participants, qui n'a pas vocation à être exploitée dans le cadre de travaux scientifiques)

Les résultats sont édifiants: plus la consommation de poissons était importante, plus la teneur en cuivre contenue dans leurs cheveux était importante:
Mercure capillaire et alimentation en produits de la mer
Pour ceux qui ont participé à cette expérience, vous pourrez retrouver vos résultats à l'aide de vos identifiants dans ce tableau.