L'observation et la description des phénomènes sismologiques est une activité scientifique pilotée à l'échelle nationale et internationale depuis le début du 20ème siècle. Parce que les séismes et l'intérieur profond de la Terre n'ont pas les mêmes frontières que les pays en surface, le partage et la distribution des données sismologiques (sismogrammes) est une tradition ancrée depuis très longtemps.

Depuis sa création en 2008, l'OSUNA participe à cette activité d'observation en installant et en maintenant les stations sismologiques du Réseau Sismologique Français (RESIF, www.resif.fr) dans la région Ouest. Ces stations sismologiques sont connectées en temps réel au serveurs nationaux (Grenoble et Strasbourg) ainsi qu'au Laboratoire de Planétologie et de Géodynamique de Nantes (membre fondateur de l'OSUNA).
Elles servent aussi bien à détecter, quantifier et localiser les tremblements de terre métropolitains qu'à analyser les signaux émis par des séismes lointains, afin de retrouver le trajet pris par les ondes pour arriver jusqu'au sismomètre et ainsi déterminer les propriétés physiques de l'intérieur de la Terre (tomographie sismique).

Les sismomètres à large bande passante permettent d'enregistrer les déplacements du sol, dans les trois directions (vertical, Nord-Sud et Est-Ouest), dans une bande étendue de fréquences (du milli à la dizaine de Hertz) et pour une large gamme d'amplitude permettant d'étudier aussi bien le bruit sismique que les grands séismes.
Vous êtes
  • représentant d'une collectivité,
  • membre d'un organisme public ou privé,
  • un particulier ;

vous êtes intéressé par l'idée d'héberger une station sismologique

  • temporairement (de 6 mois à 2 ans) pour des projets de recherche
  • à long terme pour l'observation

et de participer à une expérience scientifique originale.

Remplir la fiche en ligne pour faire une proposition d'hébergement

Un sismomètre est un appareil entièrement passif qui enregistre les déplacements du sol, de façon continue 24h/24. En fonction de son type, il sert soit à localiser et à caractériser les tremblements de terre proches soit à mieux comprendre les champs d'ondes sismiques émis par les séismes lointains. En fonction du type d'installation (temporaire ou permanente) les données sont soit stockées sur un disque interne soit transmises par télécommunications.

Dans le cas d'une installation permanente, une convention d'occupation précaire est établie.

Principaux critères recherchés pour l'installation d'un sismomètre :

  1. loin des habitations (une station peut être exceptionnellement située en ville, dans le cas d'un accéléromètre) ;
  2. absence de sources de bruit parasite à proximité immédiate (route à grande circulation, torrent, installation industrielle ou agricole active, moteurs, pompes, climatisations, éoliennes, forêt) ;
  3. accès à un espace dégagé (nécessaire pour l'antenne de synchronisation GPS) ;
  4. sécurité du matériel / discrétion (convoitise, curiosité) ;
  5. présence de rocher à l'affleurement ou peu profond;
  6. possibilité (technique et autorisation) de creuser et/ou faire de la maçonnerie ;
  7. possibilité de se brancher sur le secteur (rechargement de la batterie, via rallonge et chargeur) ;
  8. possibilité de poser des panneaux solaires (exposition) ;
  9. couverture en téléphonie mobile.

Ces exigences peuvent se modifier en fonction du type de capteur installé (accéléromètre, vélocimètre large-bande, ...) et de la durée de l'installation et elles ne sont pas toutes indispensables.

Planification des implantations des stations sismologiques de RESIF
 
Capteur large-bande couramment installé dans les sites permanents
Thème piloté par Éric Beucler
 LPG